29 juillet 2008

27 Juillet 2008 : 1/2 Ironman de Magog

Préambule / Informations pratiques

  • Lien : http://www.trimemphre.qc.ca/fr/sections.php?pksections=241935462
  • couché vers 21h30.
  • Réveil à 2h du matin pour manger :
  • 4 ensure * 260 Cal = 1040 Cal
  • Pain + beurre d'amande = 200 Cal
  • Banane = 80 Cal
  • TOTAL 1320 Cal, 5h avant le départ
Réveil & déplacement

Réveil à 5h15. Empaquetage des dernières affaires dont :

Départ à 5h50.

Arrivée sur site, voiture garée à 6h10 : trop tard mais bon, on apprend !

Vidage de la voiture en essayant de ne rien oublier.

Dernier gonflage des pneus à 120 PSI. En retirant la pompe du pneu avant,
kaboum, valve cassée. Mais heureusement, sans fuite. Impossible de re-gonfler
cette valve mais qu'importe, cela tiendra bien la journée me dis-je...

Marquage (bref, on se fait dessiné au crayon indélébile un numéro, 111 dans mon cas, sur mollet gauche et droit, biceps gauche et droit) et parc à vélo pour installer le matériel. Il fait chaud ce matin (genre 21 degrés) et venteux (je dirais un 10 à 15 km/h). Je n'ai pas encore vu le lac mais ... cela ne semble pas
très bon signe.

Il y a de l'eau partout et la zone de 1/2 Iron (deux rangées) est carrément
en zone inondable. Visite au toilettes (chimiques) puis vérification de l'installation.

Tout me semble à peu près prêt mais pas tout à fait comme on le verra plus tard ;-). Huile solaire à forte dose : le soleil n'est pas encore là mais comme je compte finir vers midi en plein soleil donc : mieux vaut prévenir que guérir !

L'heure du meeting de course a sonné et je file proche du lac qui est, ma fois, assez agité. De belles petites vagues "cassantes" (i.e. : cela moutonne) et le soleil qui commence à jeter un éclairage de fin du monde sur cette scène. Le parcours consiste en un 750m le long du rivage (un allé retour de 375mx2) puis un triangle de 1250m qui va vers le large et dont la dernière section est le 375m que nous aurons fait initialement. Je demande à un compagnon d'aventure de bien vouloir m'attacher ma combinaison ce qui est fait.

Quand vient le temps d'aller dans l'eau, je remarque que mes compagnons (femmes et hommes : le départ est en même temps pour tout le monde. Environs 60 personnes je dirais) ont quelque chose que je n'ai pas :
la puce électronique qui permet de mesurer automatiquement tous les temps ! Aie, je cours dare dare à la tente du marquage et je voit les puces : personne ne me l'a dit/rappelé mais qu'importe. Je donne mon numéro de dossard (111, facile!) je m'attache la puce et je cours de nouveau à la natation.
Disons 1 à 2 minutes avant le départ.

Drôle d'échauffement et un début sur les chapeaux de roue, ce que je cherchais absolument à éviter afin d'être calme et serein. Je commet également l'erreur de me placer plutôt dans le milieu du pack. Bref, je dois être, adrénaline + testostérone combinée à 120-140 pulsation minute (au lieu de 50 au repos ;-).

Les débuts sont pénibles : beaucoup de monde, combi contre combi. Les vagues/le vent nous poussent vers les bouées qu'il faut garder sur notre gauche. Je pédale fort pour suivre le rythme [des autres!]
et j'ai bien du mal à trouver un quelconque rythme compatible avec les vagues. Je finis par trouver un rythme sur deux temps en respirant du coté opposé aux vagues : sans doute pas dans les livres de natation mais ... très pratique finalement.

La houle ne vient pas vraiment perpendiculairement mais plutôt de biais, situation que je n'ai jamais pratiqué en mer ou en lac et je me rend compte qu'aucun coté n'est vraiment "confortable". Mon estomac
semble vide et j'ai vraiment l'impression que quelque chose de solide m'aurait permis d'être plus à l'aise. Bref, je me retrouve à faire de la brasse, pour savoir ou j'en suis et m'orienter et aussi pour diminuer le roulement imposé par le crawl + la houle.

Les 750 premiers mêtres m'ont semblé très pénibles et il m'a été impossible de trouver mon rythme. Je ne "déprime" pas trop en me disant que, après tout, les conditions sont les mêmes pour tous et que comme je me suis bien entrainé "je suis capable" (Comme dirais mes filles!). De plus, poisson de signe astrologique et ayant toujours adoré l'eau, pas question que cela change. Je persévère
donc mais en allant tout de même chercher assez loin mes ressources et ma motivation. . .

Les 1250 mètres suivants ne seront pas plus faciles. Au moins les packs se sont séparés. J'arrive à suivre sur 500m un/une triathlete. Les vagues "de face" (ou presque) me sont les plus pénibles finalement et je bois deux ou trois fois la tasse : cela m'apprendra à respirer au mauvais moment. Mes lunettes sont également décolées deux ou trois fois pour les mêmes raisons. Je les vide (pour
cause de dermatite : cela ne me tente pas d'avoir une dermatite dans l'oeil!) en mettant sur le dos.

Je dirais que 50% du temps je suis en brasse coulée et 50% du temps en crawl.Je me force à faire les 375 derniers mètres en crawl (je l'ai déjà fait, yeah!). Là encore j'ai tendance à dériver et un kayak m'indique la direction des bouées : je me réaligne et finalement c'est le passage entre les deux grosses bouées du départ. Enrirons 45 minutes soit un temps ... plus que moyen. J'espérais mieux
(-5 minutes) mais bon, compte-tenu des circonstances ... allons y.

Course jusqu'au parc à vélo. Les bénévoles font un super travail et nous orientent vers le bon trajet.
Je trouve mon vélo et arrache ma combinaison.
Làles choses se compliquent un peu.
Je cours aux toilettes (pipi chauffeur) mais ...
il y a la file + toutes les toilettes sont prises. Qu'à cela ne tienne, vive la
haie !
Retour au vélo (hop, hop, hop) et je met toutes mes affaires. Je commence à partir avec mon vélo et là
... je réalise.

J'ai oublié mes bouteilles avec ma poudre magique (endurance nutrition pour les petits curieux! rien que du naturel) sur la voiture de mon voisin de stationnement. Bref, je me prépare à partir pour 90 km avec un seul
ravitaillement à 45.5km sans une goutte de liquide.
Les possibilités défilent dans ma tête : courir
jusqu'à la voiture, espérer que les bouteilles y sont toujours et revenir ? Finalement, je me rappelle que j'ai deux bouteilles de gatorade orange dans mon sac. Je vide le tout, fout le bordel le plus complet dans ma zone de transition en vidant mon sac à la recherche des précieuses bouteilles et ce dans l'urgence et le chaos le plus complet. Je réussis finalement à mettre la main dessus. Pendant ce temps la, quelques triathlètes me dépassent mais bon, c'est la vie. C'est en faisant des erreurs qu'on apprend ;-)

Au moins mon pneu avant est toujours bien gonflé ce qui me fait dire que ma valve est bien étanche.

On verra dans 90 km me dis-je ;-)

Je sors du parc à vélo et embarque sur mon fidèle destrier après la ligne blanche. Pas une merveille mais compte-tenu des circonstances, je suis assez content d'avoir été plein de ressources et d'avoir fait contre mauvaise fortune bon coeur : c'est beau l'adaptabilité humaine me dis-je en lançant mes
premiers coups de pédale.

Ceci étant dit, je soupçonne un des enfants d'avoir joué avec mon polar car il ne tien qu'à peine et va glisser plusieurs fois au cours de la course : encore un truc "déréglé". Bref, me voici avec mes deux bidons de gatorade avec bouchon qui se visse (en vélo, c'est vraiment pas le top : cela oblige à utiliser ses deux mains à chaque fois que l'on a envie de boire/soif!) et un polar déréglé qui exige de le remettre en place de temps en temps. Pas évident de se concentrer sur la beauté du geste de pédalage et la position aéro. Pour reprendre un de mes amis (Robin !) : Entraînement difficile, guerre facile me dis-je.

Mon objectif est ici d'apprendre le "pacing" c'est à dire le contrôle de son effort pendant la course et ce afin de bien gérer une course deux fois plus longue de type Ironman. J'ai simplement diminué mon volume au cours de la semaine précédente mais pas de "taper" pour moi : cela sera à la fois une répétition et un "long entraînement". Mon objectif en vélo est donc de partir tranquille et bien manger pendant la première heure et demi (quart de course Iron) : une banane (80 cal), une barre cliff (270 cal), deux bouteilles de 500ml de Gatorade (400 Cal en tout). Je croise le premier après 1h10 de course. D'après ma moyenne, il me reste 20 minutes pour arrive à la moitié. No comment ;-)

M'enfin, je suis content car j'ai réussi à rouler assez "doucement" tout en doublant pas mal de monde (8 coureurs), sans me faire doubler. Par ailleurs, je me sens frais tout au long du parcours. Le dit parcours est enchanteur : on aperçoit souvent le lac Memphremagog à notre gauche, c'est la belle campagne estrienne et ce jusqu'à Mansonville. Quelques spectateurs nous encouragent et je répond toujours pas un sourire.

Au retour, je décide de me faire un peu plus plaisir et je double quelques concurrents au voisinage du demi-tour, le plus souvent dans les montées ou je me laisse aller. Vers la fin, je me retrouve face à un concurrent coriace : il me double en descente, je le double en monté après l'avoir gardé en vue plusieurs km. Il me redouble en descente et je le rattrape en monté pour finalement. Ceci se reproduit deux fois mais à l'évidence, je dépense plus d'énergie que lui / il est plus efficace. + Aéro, meilleures roues. Casque qui va bien. J'imagine que c'est la différence. En tout cas, à 10 km de la fin je le laisse partir pour pédaler vite (90 à 100RPM) et sans forcer pour me préparer à la course à pieds tout en visualisant ma transition afin de bien commencer la course. Au retour : alimentation semi-liquide uniquement soit du gel (Endurance Nutrition : made in Sherbrooke et très bon !). Environs 800 Calories en 1h30.

On démonte son fier destrier avant la ligne disqualificatrice. On court jusqu'à son emplacement vélo. Une trentaine de vélo et je ne suis donc pas dans les premiers ;-) Changement de tenue donc : On enlève : casque, lunettes de soleil, gants, chandail de vélo avec les déchets, polar, chaussures. Et on remet : casquette, lunettes de soleil, senseur cardiaque (suunto), chaussettes doubles épaisseurs (et oui, j'ai des pieds "à ampoule") et chaussures.

Là j'allume mon capteur d'accélération (qui me sert à mesurer ma vitesse en course à pieds) et ... patatra. Rien ne s'allume / plus de pile. Je l'enlève de mes chaussures : au moins, pas de poids inutile. J'enfile mes chaussures et ... c'est parti.

Là encore, pour la course à pieds : objectif "contrôler sa vitesse". J'avoue que sans ma mesure de vitesse, c'est un peu plus difficile mais qu'a cela ne tienne : l'homme préhistorique courait bien sans cardio-fréquence mètre me dis-je ! On y va donc aux sensations. Je cherche famille et amis des yeux mais ne voit personne. Le circuit consiste en 4 tours de 5.250km pour un total de 21 km / un demi marathon. Chaque boucle consiste en une partie de montée à travers divers terrain (bitume 85%, parc 10%, graviers ou bitume 10% suivant si l'on court au bord de la route ou sur le bitume). La première partie monte d'environs 50m, la deuxième descend d'autant. Une bonne partie de la course est en plein soleil mais la partie qui monte le plus est dans un parc/zone résidentielle et est couverte d'arbre. La totalité de la descente s'effectue en plein soleil vers le lac. Juste avant la grande monté, le parcours se divise : les 1/2 ironman d'un coté, les autres de l'autre (boucle un peu plus petite : on se rejoint en haut de la monté).

Premier problème : pas de boisson énergétique à toutes les stations. J'ai décidé de courir sans ceinture (fuelbelt) car cela me déconcentre en oscillant beaucoup. De l'eau donc, moitié dans le gosier, moitié dans le cou / sur le corps pour l'aider à lutter contre la chaleur : un bon coup de fouet ... à chaque verre. Deux postes de gatorade existent dont un uniquement pour les Ironman : yahoo ! Cela va me donner l'énergie dont j'ai besoin pour la course.

Second problème : à chaque pas, une certaine douleur aux genoux. En fait, cela m'est déjà arrivé à mon précédent demi-ironman et je "sait" donc que cela va passer : il suffit de persévérer. Naturellement, cela prend 10-20 minutes et pendant ce temps, l'esprit ne manque pas de gamberger : impossible de continuer, c'est trop dur, il faut être fou pour faire cela, etc. Un autre aspect de notre esprit, plus rationnel nous dit : bah, cela va passer, tu l'as déjà fait plusieurs fois, etc.

Dès les premiers fourrés trouvés, un peu loin de la foule qui est très présente à chaque fin de tout et de début de tour, une petite pose santé qui fait bien du bien et permet de repartir plus léger et plus fringat (cela permet aussi de valider que j'ai bu assez pendant le vélo : c'est bien !). Peu après le premier tour que je fait bien tranquillement, je retrouve Sandra qui m'encourage ainsi que Céline et petit Arthur (en vélo) qui me suivent ainsi pendant environs 200m. J'en profite pour demander un ravitaillement en vol à savoir un gel ou deux étant donné que les boissons énergétiques se font rare. Céline va me trouver cela et me le donner au tour suivant.

En sautant telle une gazelle par dessus une flaque de terre/boue/eau, je me rend compte que je ne (re)ferais pas cela de la journée, Si je suis frais dans la tête, le corps lui est fatigué avec en particulier une certaine raideur des mollets et adducteurs / presque une crampe. Je ne ferais ce saut qu'une fois : ensuite, comme tout le monde je pense, on va courir dans la boue !

À ce stade, de nombreux coureurs du 10km me doublent. Les veinard me dis-je : seulement deux tours à faire ;-) M'enfin, testostérone oblige, cela motive et me fait accélérer. Je revient à mon mantra : va doucement, la course est longue, tu accélèrera à la fin, etc. Le plus beau c'est que j'y arrive (première mondiale, yeah!).

Deuxième tour et bonnes sensations encore. Je ne vais pas très vite car encore une fois, je me prépare à l'ironman. Mon but est de finir fort pour voir si je me suis bien contrôlé ;-)

Mes pieds commencent à me cuire à certains endroits, signe d'ampoule à venir. Plusieurs causes à cela mais l'une d'entre elle est certainement la partie "cross dans l'herbe détrempée" qui fait que mes chaussures sont ... trempées. Enfin, nous verrons à la fin que des chaussettes usées = pas très bon pour les ampoules.

Ceci étant dit, je me force à me décontracter et à courir "comme un Kenyan" : c'est un entraînement que j'ai déjà pratiqué et que j'aime bien. Il permet de se visualiser en courant : tête assez haute qui regarde quelques mètres devant, bras qui oscillent sans jamais dépasser la ceinture, foulée légère "comme une gazelle". Bon, bien sur, c'est pas mal plus facile à visualiser qu'à faire mais ... l'important c'est de participer.

En fin de deuxième tour, Marc qui fait son premier triathlon et qui a choisi la distance Olympique (au fou ;-). J'ai pas mal pensé à lui après la natation car cela m'a semblé le principal défi aujourd'hui (en général) et pour lui (en particulier compte tenu qu'il ne nage régulièrement que depuis quelques mois). Le fait de le voir signfie qu'il a passé cette épreuve, yahoo. Comme il a déjà fait un marathon, je suis sur que le 10km sera avalé ;-)

Troisième tour qui débute. Toujours avec la petite famille qui m'encourage. Arthur pleure à chaque fois que nous nous quittons et il commence à avoir très faim. Il va donc aller manger ;-). Tout va bien à bord encore et j'accélère tranquillement dans ma dernière partie de course mais en fait le deuxième quart de l'Ironman. Je résiste encore et cours tranquillement. Ma puce semble être trop serrée et je décide de ne pas m'arrêter : au Marathon j'ai trouvé cela pénible de repartir après avoir marché (pour les ravitaillements).

J'ai décidé de me donner pour le dernier tour et, endorphines oblige (je pense) il y a un point ou c'est délicieusement agréable de forcer. Bref, accélérations dans les montées et reprise dans les descentes (que les jambes sont raides !). Mais tout fonctionne. J'avale le dernier tour en 24 minutes (ce qui est très bien pour moi à ce stade!). Et puis c'est l'arrivée : Sandra est la mais Céline et Arthur sont partis manger.

Contrairement au Marathon (j'avais finit en sprintant comme un fou sur 1-2 km) et au demi-ironman (je n'avais plus du tout de jus) je fait bien attention à rester debout pendant environs 10 minutes en marchant à gauche et à droite et en buvant de l'eau (beaucoup) mais aussi boisson de récupération et pastèque(fr_fr)/cantaloupe(fr_qc) afin de me resucrer et de récupérer du sel.

Après ces dix minutes, je m'écrase, à l'ombre en attendant Marco. Jambes de plus en plus raides et souplesse d'une branche de bois presque sec sont les analogies qui me viennent à l'esprit.

Conclusion :
Une belle course finalement ou j'ai beaucoup appris. L'être humain en général et le corps humain est très doué pour d'adapter à condition d'avoir une bonne attitude et de considérer les choses positivement ;-) Malgré un début de course stressant (arrivée tardive et oubli du champion chip), des vagues et une situation inédite pour moi, malgré l'oubli de mes bouteilles de vélo je suis bien content d'avoir correctement géré "ma" course en ne forçant pas au début (vrai pour les deux tiers de l'épreuve, pas pour la natation). La chaleur ne m'a pas trop affecté car je me suis bien "refroidit" avec l'eau. Finalement, à part le début difficile (type "estomac vide"), l'alimentation a bien été et je n'ai pas eu de faiblesses indues. À bientôt pour de nouvelles aventures (si tout va bien, Ironman à Montréal ;-).

J'ai appris plusieurs leçons . . .

Leçons apprises :

  • Alimentation : il me faut faire un ou deux autres tests car la sensation "estomac vide" dans l'eau ne m'a pas aidé. J'imagine que je vais essayer de manger plus de trucs solides 5h avant le départ ou de changer l'heure d'alimentation (passer à 4h avant le départ). Finalement, avec le recul, je penche pour une banane 1h avant la course. Test au prochain numéro.
  • Rien ne sert de courir, il faut partir à point : arriver au moins 1h avant le départ sur le site. 45 minutes c'est trop court ! Prévoir donc 15 minutes de marge pour les imprévus.
  • Changer de lunette de natation : elles ne sont plus étanches (deux ans de durée de vie)
  • Tout mettre dans le sac de triathlon, y compris ... les bidons pour le vélo. Cela évite les oublis stupides !
  • Vérifier la taille des sangles des capteurs cardiaques ... avant le triathlon (essayer quoi)
  • 1''50 par 100m en piscine = 2''19 en lac agité. S'entrainer plus en eau libre !
  • S'entrainer + en combinaison
  • Mes chaussettes sont vieilles et usées, cause probable de mes ampoules = en changer ASAP !
  • Prendre toujours un gel pour la course à pieds : cela peu servir.
  • Changer les piles du capteur de vitesse avant le triathlon
  • Donner du gel aux spectateurs connus pour pouvoir se ravitailler si nécessaire
  • Vélo : faire ajuster. Dos tout courbatus après la course. Cause probable : selle.
  • Huile solaire en spray : à mettre avant le vélo et en remettre avant la course à pieds sous peine de coups de soleil un peu violents.
  • Trouver une combi de triathlon avec des poches : pour y mettre justement le gel et le stock de vélo (+ rapide/facile que enfiler un autre chandail qui en plus tient pas mal chaud!).
Résultats
Bon quand même, voici les détails techniques pour les plus assidus ;-)
http://sportstats.ca/display-results.php?lang=eng&racecode=43721
(voir le 27ème : c'est moi ;-)
Résumé :
  • Total : 5h41m22s
  • Classement : 5/7 dans la catégorie homme 35-39, 27ème sur 53 participants
  • Natation : 46:03 pour 2km soit un merveilleux (arf!) 2:19/100m
  • Vélo : 3h04:49 soit 29.2 km/h
  • Course à pieds : 1:50:31 soit 5:15 au km i.e. 11.42 km/h.
Note : les temps de transition sont inclus je ne sais pas trop où là dedans. Plusieurs minutes dans mon cas étant donné ce qui m'est arrivé ;-)

29 mai 2008

25 mai 2008 : Premier Marathon

Prélude

Bon, après quelques semaines d'entrainement, me voici, le soir précédent le Marathon avec une inquiétude naturelle, au moment de mettre le réveil à 4h45 du matin. C'est souvent à ce moment que l'on se sent un peu fou et absolument pas préparé. Avec mon compagnon d'aventure, Marc, nous sourions à cette pensée puis fermons la lumière vers 21h.

Réveil

Une bonne mais courte nuit de sommeil plus tard et le branle-bas de combat commence en silence pour ne par réveiller toute la maisonnée (un grand merci à Patrick et à toute sa famille pour leur accueil chaleureux et très apprécié). Nous quittons Ramseyville pour le centre ville d'ottawa et, grace au GPS et à la reconnaissance de la veille, nous arrions pile-poil sur le site vers 5h50. Il faisait 4 degrés à Ramseyville et environs 8 degrés ce qui est assez frais tout de même.

Ottawa centre ville

Nous sommes les deuxième à la table qui distribue les dossards (petit message à l'organisation : ce n'est pas très pratique de fermer la table de remise des dossards la veille à 15h. Lorsqu'on vient de l'extérieur cela nous oblige à nous lever pas mal plus tôt !). Bref, nous récupérons la trousse du parfait Marathonien qui contient un dossard, une puce électronique, un sac et un T-Shirt technique. Là commence l'attente et la préparation : comme le temps passe nous en profitons pour aller aux toilettes, enlever une couche et finalement, attacher la puce électronique sur les chaussures, attacher le dossard et finalement, donner le sac à la consigne. Nous convenons également d'un point de rendez-vous après la course : d'abord les médailles puis l'endroit ou nous avons récupéré les dossards ce matin.

Attente

L'attente est toujours ... longue avant une course. Celle-ci ne fait pas exception. Premier marathon pour Marc et moi. Nous allons tranquillement vers ce qui correspond au temps que nous visons soit le "corridor" 3h00 à 3h30. Le prénom des participants est installé sur chaque dossards et cela permettra de discuter ... plus tard. Tout le monde sautille (il ne fait pas très chaud), se regarde, regarde son cardiofréquence mètre, bref, stress ou déstress comme il peut.

Alors que j'ai une fréquence au repos de 40-50 et disons de pré-entrainement de 70 je suis plutôt à 100 ... en ne faisant rien. Là encore, expression du stress ou de la testosterone, je n'en sais rien mais c'est tout de même assez reproductible dans mon cas. Naturellement, la musique, l'ambiance et l'animateur contribuent à faire monter la pression.

Il y a dans cette foule bigarée de multiples couleurs, de multiples tenues et autant de différence que l'humanité peut en porter. Pour cette grande fête de l'athlétisme, certains portent peruque, cravate, oreilles de lapins (se sont les "bunnies" ou meneurs d'allure qui ont pour rôle d'emmener ceux qui les suivent en un temps déterminé écrit sur leurs oreilles à l'arrivée). De nombreuses langues sont pratiquées avec une dominante pour l'anglais et le français.

Départ

Marc et moi sommes un peu deçus car il n'y a pas de coup de pistolet ou de canon mais plutôt un hurlement dans le micro ;-) Les fauteils roulants partent en premier puis ... cette marée humaine se met en route. Je ne sais pas combien nous étions au début mais c'est incroyable de voir tout ce monde et de ressentir toute cette énergie en train de véritablement "exploser".

Marc et moi décidons de "partir doucement" et de faire un bout de route ensemble. Quoique l'objectif soit de "partir doucement", le soleil qui commence à réchauffer l'athmosphère et l'ambiance si particulière qui reigne fait que nous "suivons la foule".

Après quelques centaines de mètre, je me débarasse de mon vieux T-Shirt d'attente qui me tenait chaud pour ne garder que ma tenue de course. Marc, cela ne surpendra personne, est la seule personne que j'ai vu à avoir un maillot à manches longues (frileux Marc ?).

Les premiers kilomètres sont enchanteurs : plein de monde partout, une foule en délire mais ... cela monte toute de même pas mal. À ce stade, on se sent léger comme l'air, porté par un faux rythme et ... en pleine forme ! Après le premier pont, Marc et moi nous séparons : Marc trouve qu'il va trop vite et moi trop doucement : ceci était prévu mais c'est toujours un peu dur de se séparer ;-)

Course 1 : 12 premiers kilomètres

Grace à Fernando, que je remercie ici, je me suis préparé à faire quatre courses soit 3 de 12 km et une de six. Cela fait du sens car je compte courrir à 12km/h ou un peu plus vite si mes jambes me le permettent. Également, tout le monde m'a mis en garde contre le "mur du trentième" j'ai décidé de le retarder au 36 ème ;-)

Les 12 premiers kilomètres vont très bien. Je décide de suivre une personne avec qui j'ai couru pendant les 6 premiers kilomètres : Jim. Il a déjà couru plusieurs marathon et vise 3h20 à 3h10. Enfin cela c'était avant son petit accident de vélo : il s'est cassé la clavicule et il court donc avec une attelle ! En théorie il doit encore prendre deux semaines de repos mais il se sentait bien et a décidé de courrir quand même. Il fait du duathlon (Vélo + Course à pieds) et est tombé de vélo. Étant moi même coutumier des blessures à l'épaule, nous en discutons chemin faisant.

Le rythme est meilleur que celui que j'ai suivi à l'entrainement, c'est sur, mais je me sent bien et je suis en bonne compagnie alors ... on déroule ! Jim connait bien le parcours et il a déjà fait plusieurs fois Ottawa et il me fait découvrir la ville et ses secrets. Une des différences importantes entre le rythme de Jim et le mien sont les montées : si j,avais été tout seul, j'aurais clairement ralenti dans les montée. Lui, il ne lâche pas le rythme et "fonce" donc (en vitesse relative) dans les montées tout en attaquant les descentes. Je m'accroche à cela . . .

En passant, Fernando m'a dit que le marathon d'Ottawa était ... plat. C'est faux ! Lecteurs, sachez le. Dans coin de Gatineau, il y a pas mal de bonnes montées / bon faux plats. De plus, on traverse beaucoup de rivières et de ponts ce qui se caractérise toujours par ... une monté.

En en rigolant avec Jim il me dit que cela n'est sensible qu'au début, après, et vers la fin, on a l'impression que ... cela monte toujours ;-)

Course 2 : Kilomètres 12 à 24

Rien à signaler ici. Les ravitaillements sont tous les 3 km et je n'en manque aucun. Gatorade d'abord et eau ensuire. J'ai pris le parti de marcher à chaque fois pour pouvoir boire correctement. Je ne suis pas le seul. La chaleur commence à monter. J'avais compté sur de l'alimentation solide au début mais il n'y en a pas : pas de banane, raisin sec, orange. Simplement la triste routine qui s'installe : eau + Gatorade. Pas de gel non plus et je regrette de ne pas en avoir pris en réserve. Pour une fois j'ai pris le pari de courrir sans rien (pas de gel, pas de ceinture avec bidon, nada !).

Un point particulier est, bien sur, le semi-marathon qui marque la mi-parcours. J'y suis en 1h39 ce qui est bien par rapport à mon objectif global (<3h30). size="5">Course 3 : Kilomètres 24 à 36

Je récupère du gel à je ne sais plus trop quel station et cela me fait du bien même si ce n'est pas vraiment solide. Besoin augmentant d'aller aux toilettes malheureusement, la zone est plutôt urbaine dans le coin.

M'enfin, vers le km 27 je trouve des toilettes chimiques au poste de ravitaillement et je m'allège rapidement. J'ai perdu Jim à l'occasion de cet arrêt obligatoire. Je prend tout de même un ou deux kilomètre pour le rattraper et je ne fait plus que suivre en récupérant de cette effort.

Mon capteur de vitesse me dit que nous avons ralenti pas mal depuis le début et nous avons du mal à maintenir le 12km/h de moyenne. Les montés sont nettement plus pénibles et ... pas question d'accélérer en montant ou de faire les fiers ;-) La conversation est également plus réduite. Jim a mal à l'épaule même si il ne me le dit pas clairement alors on parle d'autre chose : architecture d'Ottawa, oh ... le beau canal, etc.

Vers le kilomètre trente, je décide d'essayer de suivre un rythme de 12km/h jusqu'à la fin et je quitte donc Jim à au ravitaillement.

Étrange et agréable de se retrouver "seul". "Seul" entre guillemets, car en fait, il y a du monde partout qui nous encourage et crie "Aller benoit", "Let's go Benoit", "You're looking great", etc.

Mine de rien, c'est très efficace et je ne manque jamais de remercier ces supporters par un signe de tête ou par un "merci/thank you". De nombreux enfants sont présent par cette belle journée et je ne manque jamais, également, de claquer ces petites mains tendues.

Il y a des kiosques d'animation et d'encouragement : musique blues, country, rock. Un des groupes joue les Blues Brothers et ... c'est reparti !

La dureté mentale (j'ai vu le film "les Boys") commence ici pour moi. Pas question de lâcher mon 12km/h. Je ne fait plus que ralentir aux postes de ravitaillement car repartir est de plus en plus pénible et difficile. On commence à voir marcher de nombreux courreurs. Dans ma tête je sais que si je commence à marcher ... je finirais en marchant.

Mettons cela tout de suite au clair : j'admire tout le monde, y compris ceux qui sont forcés de marcher. Je les admire d'ailleurs car la plupart repartent en courant et ... je ne suis pas certain que, si cela m'arrivait, j'en aurais la force ou la volonté.

Dernière course : 36km à 42.195

J'arrive finalement au kilomètre 36. C'est pour moi le dernier droit, la dernière petite portion à finir. Un entrainement de 6km : facile comme tout, agréable.

Bien sur, il n'en a rien été ! La chaleur commence à gagner du terrain et il doit faire dans les 22 degrés. Des postes "à eau" font leur apparition et les verres d'eau finissent le plus souvent sur moi qu'ailleurs. Mais enfin, pas de problème mécanique, pas de problème d'alimentation (j'ai repris deux gels et je vais les terminer d'ici la fin de l'épreuve) mais simplement une certaine usure et une difficulté à faire un geste économique et performant.

Bref, à rythme cardiaque égal je vais à 1km/h de moins qu'au début. Pendant les 4 premiers kilomètres de cette course, je roule en dessous de 12km/h.

J'ai maintenant assez mal au pied gauche et je sent maintenant clairement une grosse ampoule : j'essaye sans trop de succès de trouver une démarche qui ne la sollicite pas trop. Mais bon, il ne reste que quelques km me dis-je, une bricole.

Mes cuisses chauffent, même sans soleil et je peux quasiment sentir l'acide lactique. Les derniers kilomètres sont le long du canal rideau et je me demande ou est l'arrivée. De l'autre coté du canal, on voit des courreurs et j'espère qu'il n'y a plus de pont à monter.

Le public est véritablement un moteur ici : beaucoup de monde et tout le monde nous encourage "keep this rythm", "you look great", "only two kilometres, let's go" et ... petit à petit, l'allure augmente. Cette fois, pas question d'en garder en réserve.

La fin du parcours est montant et, après le dernier kilomètre, on entre dans le décompte des mètres 750m, etc. À ce stade, je me suis toujours dit que je voulais finir en sprintant alors ... c'est parti mon kiki.

Mais disons qu'un "sprint" de 800m c'est quand même long. Bref, ce n'est certainement pas un sprint qui restera dans les annales de l'athlétisme mais au point ou j'en suis rendu c'est un très bel effort. Même après 42km, il y a une certaine compétition : des barrières empêchent le contact avec le public et tout le monde donne tout ce qu'il a !

J'arrive finalement en 3:26:43 d'après ma montre, ce qui donnera finalement
3:26:44.0 d'après la puce électronique (c'est à dire depuis la ligne de départ jusqu'à la ligne d'arrivée) et 3:27:15.7 après le départ officiel.

Récupération

À l'arrivée je suis tout simplement vidé/mort/crevé ! Dès que je m'arrête (après un "sprint"), je ressent une profonde fatigue et mes quadriceps sont brulants et très raides. Mes bras également. Après quelques minutes je continue vers la "sortie des artistes". Je rencontre Martin Lamontagne-Lacasse (triathlète de renom et fondateur du club de triathlon de Sherbrooke).

Des volontaires récupèrent la puce élecronique et je prend bien soin de me mettre à l'ombre. Pas trop faim alors je me force un peu à manger : quart de bagel, demi banane, quartier d'orange et boisson de récupération au chocolat.

Tentative pour s'étirer mais il n'y a pas grand chose qui fonctionne ;-) Juste marcher commence à faire mal (grosse ampoule au pied gauche + quadriceps très très raides). Plus cela refroidit, plus je suis raide. J'ai froid également malgré le soleil et la chaleur donc je récupère le sac et me change rapidos + huile solaire car ... le soleil donne!

Retrouvaille de Marc qui ne m'avait pas vu au point de rendez-vous (j'étais étalé par terre pourtant) et ... qui commencait à avoir froid. Il a terminé en 3h46 et cela a bien été pour lui (je vais lui demander de blogger, on verra bien !).

Recherche de cadeau pour les enfants (les miens et ceux de Patrick) sans trop de succès : rien à vendre et il ne reste plus grand chose. Il y a une course qui débute (un 2km familial si j'ai bien compris) et encore des milliers de personnes partout partout.

Récupération 2

Encore un grand merci à Patrick et à toute sa famille qui nous avait préparé un repas qui a été très apprécié. Juste après la marathon : pas trop faim non plus mais l'appétit vient en mangeant visiblement !

Lundi : je me sentais clairement plusieurs années en plus. Disons une quarantaine et descendre les escalier ou s'asseoir était un beau défi.

Mardi : encore des raideurs mais on a tout de même descendu six étages à pieds (l'ascenceur chez un de nos clients était en panne !). Séance de marcheur elliptique pour moi et tout va bien à bord.

Mercredi : Bonne séance de natation (2km) et des "menaces" de crampes au molet sur la fin quand j'ai accéléré.

Voila, fin de l'histoire et la suite au prochain billet. Objectif Ironman à Montréal en septembre si l'entrainement se passe bien !

Référence :

http://www.ncm.ca/index.php/fr/ing

29 octobre 2006

05 août 2006

Premier Triathlon "Sprint" à Magog

Bon voilà, dimanche dernier j'ai fait mon premier triathlon à vie et, plus généralement, ma première compétition d'athlétisme de ma vie ! Voici quelques impressions sur cette magnifique journée ;-)

Fernando m'a prété "Triathlete Training Bible by Joe Friel" et j'ai lu avidement tout ce que je pouvais la dessus. Il y a une checklist bien utile avec tout ce qu'il faut prendre.

Mes objectifs sont de finir ce triathlon afin de :
  • me faire plaisir en moins de deux heures si possible ;-)
  • savoir si ce sport va me plaire
  • établir une référence
  • faire un entrainement un peu plus dur que d'habiture
La veille au soir : tout a été préparé et mis dans la voiture ! Couché à 11h (oui, ce n'est pas tôt mais le temps de rassembler toutes les affaires ...).

Le jour même : Levé à 5h pour accueillir Fernando (qui va faire un 1/2 Ironman) et Juliana (qui va faire un Triathlon découverte).

Départ à Magog à 5h30. Arrivée là bas vers 6h10. Marquage des numéros sur la jambe gauche et l'épaule droite (interdit de crier " Je ne suis pas un numéro !") puis récupération de la puce électronique à porter à la cheville.

Magnifique journée (j'ai des photos et je vais essayer d'en poster une ou deux !) avec un levé de soleil magnifique sur le lac Memphremagog qui accompagne le départ à la nage à 7h00 des participants (dont Fernando) au 1/2 Ironman.

Pour ma part, départ à 10h00 après une réunion avec tous les participants. Il y avait pas mal de monde mais je ne saurais dire combien. Il me semble cependant que c'était le groupe le plus nombreux de la journée...

Bref, me voilà dans l'eau en me demandant un peu, il faut bien l'avouer, ce que je fais dans cette galère ! Suivant les judicieux conseil de Joe Friel, je me place derrière les poissons de devant tout en essayant de prendre l'intérieur (euh, là ce n'est pas Joe Friel qui le dit et c'était une erreur de ma part : la prochaine fois, derrière tout le monde et à l'extérieur!).

La Natation

Le départ est donné et j'oublie instantannément tous mes beaux plans de course (nager tranquille, suivre mon rythme, ne pas m'occuper des autres, tous ces trucs que l'on lit dans les livres !) : l'esprit qui habite la course me prend et je pars comme une fusée en essayant de suivre les leaders. Nager dans un lac au voisinage d'une meute n'est pas du tout comparable à mes expériences précédentes (pleine mer ou piscine) et j'avoue que les sensations à ce moment là ne sont pas très agréables : coup de coude, coup de pieds, turbulence créées par les nageurs devant moi, lunettes décollées, tasse bue pour cause de vaguelette, etc.

La nage est loin d'être mon point fort (opération de l'épaule + absence de pratique régulière) et j'ai tôt fait "d'exploser" et de nager sur du deux temps tout en étant forcé, de temps à autre, de faire des brasses pour récupérer mon souffle. Après quelques minutes, des groupes de niveau se forment et je suis rapidement dans les derniers.

Impossible cependant de reprendre mon rythme naturel et je sens bien que je force avec tout mon corps : bras, jambes et souffle. Forçant mon allure naturelle pour cause de compétitivité mal placée et d'ambiance de course extraordinaire.

Peu avant l'arrivée, les première fémines parties quelques minutes après mon groupe me rattrapent ce qui me pousse à forcer encore plus pour essayer de recoller : peine perdue ;-)

Transition Natation -> Vélo

Sortie de l'eau délicate : très peu de fond pour la fin (i.e. : on touche le fond avec les bras!), pas le droit de marcher/courir avant une certaine zone et finalement ... courrir dans l'eau ce n'est pas facile ! Une fois sortie de l'eau, quelques marches et un beau tapis vert pour aller vers la zone de transition. À noter : pas si facile de courrir après la natation.

Encouragements ! C'est très bon pour le moral : de partout des gens connus (Juliana) et inconnus applaudissent et encouragent les athlètes de tout niveau (même moi !) à se dépasser et à continuer. Ceci me rappelle définitivement l'ambiance qui reigne lors de la course du Grand Raid en moins exotique (pas de jumbé, de musique créole ;-).

Cent à deux cent mètres séparent l'arrivée de la natation de la zone de transition. Pendant ce temps j'essaye de penser à ce que je doit faire une fois arrivé à mon vélo : où se situe t'il, casque obligatoire, lunettes, gants, etc. J'essaye également de me souvenir du plan de circulation mais j'avoue que c'est beaucoup moins clair maintenant que lors de mon analyse avant la course !

Qu'à cela ne tienne des bénévoles nous guident et tout se passe assez bien : le casque puis les chaussures (sans chaussettes), le dossard que j'ai préparé et déjà agrafé sur un élastique que je passe autour de la taille, pendant que j'emmène mon vélo au départ du vélo, je met mes gants tant bien que mal.

Arrivé à la zone de départ pour le vélo, j'avance un peu après la ligne (pour laisser passer les flêches!) puis j'enfourche ma monture. Les jambes sont OK suite à la natation mais j'ai les pectoraux, les abdos et les bras tendus / limite douloureux. J'essaye de suivre le règlement et de mettre mon dossard derrière moi mais ce faisant je déchire un coin du dit dossard et je me retrouve à le mettre rapidement dans mon "corsage" en espérant ne pas être pénaliser pour cela.

Vélo

La course commence par une montée en pente douce en direction du Mont Orford. J'avoue que j'essaye tout de suite de trouver mon rythme mais mon corps me fait comprendre qu'il va me falloir attendre quelques minutes. Je croise sur le bord de la route quelqu'un occuper à changer son pneu et j'espère que je n'aurai pas besoin de ma chambre à air toute neuve et de faire la même opération tout en étant désolé pour ce coureur.

Dans la plupart des triathlon, il est interdit de rouler en peloton ou de bénéficier des efforts d'un autre. Ceci ressemble donc à un "contre la montre" et le matériel est similaire : des barres au milieu du vélo pour "fendre l'air comme une lame" et donc être capable d'aller plus vite).

Je n'ai pas cet équipement et un vieux vélo Mineli remis à neuf pour l'occasion (c'est ma deuxième sortie avec ce vélo cette année ;-). Les abdos restent douloureux et j'ai du mal à trouver mon souffle. Cependant, après quelques km, j'ai un bon rythme et si je me fait doubler par quelques uns, j'arrive à rattraper une bonne dizaine de concurrents. La première partie du parcours (c'est une boucle) comporte quelques montées de faible pente mais assez longues et se termine par une grande descente.

Un peu partout, devant leurs maisons, des spectateurs applaudissent et encouragent les coureurs : une personne agée, une famille avec trois enfants qui courent partout, etc. C'est réellement très motivant et je m'efforce de sourire à tous ces encourageurs anonymes afin de leur faire savoir que leur geste est réellement apprécié.

La mi-parcours s'achève par un demi-tour qui suit une longue et belle descente et commence donc par une tout aussi belle et longue montée ! Là encore, quelques ennuis mécanique et plusieurs personnes en train d'aider à réparer sur le bas côté tandis que j'essaye de suivre (de loin!) ceux qui me devancent depuis 5 km. L'écart diminue et ils seront doublés avant la fin.

Pendant tout ce temps, suite à la natation ou à une mauvaise position sur le vélo, je suis passé à quelques mm de crampes (sans en avoir cependant) tandisque j'ai toujours eu du mal à reprendre mon soufle pour cause de douleurs abdominales (pas des problèmes digestifs mais réellement mal aux abdos et donc dur dur de soufler correctement!).

Transition Vélo -> Course à pieds

L'arrivée en vélo est délicate : on arrive comme des fusées et il faut d'abord freiner puis démonter avant la ligne disqualificatrice ;-) Là encore des bénévoles nous annoncent qu'il faut ralentir. J'ai pu observer la technique des "pro" : chaussures de vélo avec scratch qui sont détachées quelques mêtres avant la ligne et laissées sur le vélo tandis qu'ils commenent à courrir à 15km/h avec leur vélo pour aller en zone de transitions.

Je ne tentais pour ma part rien d'aussi folklorique et démontais gentillement presque à l'arrêt tandis que je courrais ensuite, avec le vélo, à ma zone de transition. Là encore, des bénévoles nous indiquent le plan de circulation et c'est tant mieux car j'avoue ne plus m'en souvenir du tout ! On enlève les chaussures de vélo. Je bataille avec le dossard pour finalement l'épingler avec une seule épingle sur mon justaucorps (un des coin a été arraché et je ne sais pas ou sont les autres épeinges à nourrice !).

Le plan original consistait à mettre des chaussettes puis les chaussures de course mais étant tout en sueur, le coeur à 140 pulsations minutes, mettre des petites chaussettes s'est révélé être une tâche plus complexe qu'il n'y parait. Je me décidais donc pour courrir sans chaussettes. On attache les chaussures et ... c'est parti !

Au passage, j'ai oublié d'enlever mes gants de vélo et j'ai donc fait la course à pieds avec mes gants de vélo mais je ne m'en rendrais compte que en fin de course.

Course à pieds



Je démarre avec le coeur à 85% ce qui n'est pas très bon puisque en théorie cela devrait correspondre plutôt au maximum de la course qu'à une valeur de départ ! M'enfin, j'ai par la suite évité de regarder mon cardio pour suivre mes sensations plutôt qu'autre chose.

L'ambiance est folle lorsque l'on passe le couloir et de nombreux spectateurs + des concurrents déjà arrivés encouragent sans cesse tous ceux qui se présentent.

Départ difficile pour cause d'abdo (encore !) et aussi mal aux homoplates : j'étais trop tendu sur mon vélo et les bras ont pas mal souffert. J'attaque cependant avec un bon rythme (pour moi !) et ce malgré une chaleur qui commence à être très présente (il doit être environs 11h à ce moment là).

Heureusement, tous les 1-2 km il y a des points de ravitaillement avec de l'eau et même, à un endroit, un bénéfique et rafraichissant jet d'eau. J'essaye de boire un peu (mais en courant c'est difficile !) et le reste du gobelet est versé sur ma tête pour refroidir la machine !

La moitié du parcours à peu près est en montée légère voire même assez forte (après le parc sur le bord du lac) mais je me dit que tout ce qui monte doit redescendre un jour ou l'autre.
J'accroche une femme qui va à un rythme légèrement supérieur au mien et je décide de tout faire pour la suivre (désolé, je n'ai pas noté le numéro de dossard donc impossible de remercier cet ange providentiel !) et j'y parviens jusqu'à la fin de la montée (donc à peu près le mi-parcours pour moi).

La descente se passe assez facilement et je déroule plutôt bien et ce jusqu'à l'arrivée. Peu avant l'arrivée je croise Fernando en train de commencer son dernier tours de course pour le demi Ironman. À l'arrivée je retrouve toute la petite famille venu me supporter et je m'écrase dans l'herbe les jambes en l'air après 1h32:22 de course.


Les résultats sur le site de sportstats.ca

Ce n'est pas une performance mondiale mais c'en est une pour moi : mon premier triathlon !

J'aurai bien aimé connaitre également les temps de transition *(surtout pour comparer avec les autres participants et voir si c'était améliorable)*. Je pense qu'ils ont été rajoutés au vélo mais je n'ai pas de certitudes.

En tout cas, au menu des prochaines semaines : amélioration en natation (en particulier technique de crawl), vélo (objectif : 30km/h de moyenne durant le prochain triathlon) et course à pieds (essentiellement entretien et faire des km pour l'endurance).

Il y a un triathlon à Sherbrooke le 26 août et également un à Montréal le 16 septembre. Je ne sais pas trop si je vais y aller car ma priorité est d'améliorer mon foncier et de pouvoir tenir la distance en natation sans trop de problème !

En tout cas, cela a été une expérience inoubliable et j'encourage tout un chacun à essayer ce sport vraiment génial et avec un superbe esprit tant de la part des participants que des bénévoles (merci 1000 fois) et des spectateurs/encourageurs (merci 1000 fois trois fois !).

04 août 2006

Hubert Reeves : Pour une vie meilleure

Un article très intéressant de Hubert Reeves sur la notion de croissance économique et de bien être global pour la population terrestre dans son ensemble.

En tant que scientifique, il est intéressant de noter que ces notions sont de plus en plus d'actualités. En particulier, le prix nobel d'économie Amartaya Sen est connu comme le précurseur de ces notions : il a inventé des indicateurs économique qui permettent de mesurer des grandeurs qui sont plus fondamentales que le PIB comme par exemple l'Indice de Pauvreté Humain, l'Indice de Développement Humain, etc.

Ce qui est intéressant dans cette approche c'est l'intégration de grandeurs fondamentales pour les êtres humains au sein d'un modèle d'évaluation non seulement de l'économie mais aussi et surtout de la société à savoir le bonheur des membres de cette société. Ces indicateurs sont définis scientifiquement et ils mesurent certes la pauvreté mais aussi d'autres grandeurs comme la liberté des individus qui, c'est prouvé, influe directement sur le bonheur ressenti.

À quand un Indice du Bonheur Humain (IBH) qui pourrait être utilisé dans toutes les sociétés poure mesurer la réussite des politiques mais aussi du système économique (qui à dit mondialisation ?) ?

31 juillet 2006

Le Grand Raid en 2007

Passé sportif : multiples sports. Disons Volley puis Rugby (10 ans) suivi par la course de montagne à l'île de la Réunion pendant mon service militaire (Grand Raid en 1997) et une récente opération à l'épaule (arthroscopie pour réparer des luxations à répétitions lié à un traumatisme rugbystique.

Bref, plusieurs années sans réel sport d'endurance si ce n'est un peu de course à pieds ici et là, de la basse montagne et un peu de ski de fond + raquettes. Plus sérieusement, depuis fin septembre du spinning 2 fois par semaine en moyenne et j'ai roulé environs 500km depuis le début des beaux jours (disons mars) : après le spinning, c'est vraiment cool d'être en forme sur un vrai vélo. Deux semaines à la mer avec disons 30 à 45 minutes de natation par jour.

Ce qui a changé la donne : il y a peu, j'ai décidé de faire le grand raid 2007 , le Grand Raid en 2007 et cela m'a emmené tranquillement vers le triathlon comme mode de préparation à cet évènement : l'endurance procurée par le multi-sport permet de varier les plaisirs (i.e. : pas que de la course à pieds) et aussi de palier le manque de montagnes dans le coin du monde où je vis (Sherbrooke, Québec, Canada).

Une influence majeure pour me tourner vers ce sport est également la présence de Fernando dans mon entourage proche : il est expérimenté dans tous les sports du triathlon et à déjà plusieurs Ironman et demi-Ironman et etc. à son actif.

Bref, plus de nouvelles sur le grand raid en 2007 et sur le triathlon en général dans ce blog.

09 octobre 2005

Dépêche : OSLO (AFP) - Le Nobel de la paix à l'AIEA et à ElBaradei, 60 ans après Hiroshima: "Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi à l'Agence internationale de l'énergie atomique et à son chef Mohamed ElBaradei pour leur travail contre la prolifération, 60 ans après Hiroshima et alors que la question de l'arme nucléaire reste brûlante en Corée du Nord et en Iran."

J'avoue être très heureux pour l'AIEA et en particulier pour M. ElBaradei. Quelques contradictions entre les pays riches et nucléaires et les autres :
- les pays riches (USA/Russie en tête) possède un arsenal incroyable
- les pays riches ont des programmes nucléaires civils et militaires

Dans le même temps, ils demandent/interdisent aux autres pays de faire de même. Comme la technologie (ingéniérie) et la science (physique nucléaire) est de plus en plus accessible, la seule limite imposée concerne la matière nucléaire elle-même. Les restrictions d'accès sont basées sur des critères historiques (i.e. : trop tard, les pays qui ont déjà la bombe refusent de s'en débarasser) ou idéologiques (pour aider des pays/alliés contre des ennemis).

Montrons l'exemple et réduisons l'arsenal nucléaire. Sans montrer l'exemple, il est impossible d'être pris au sérieux...