Enfin, la perspective de faire 12x400m etait assez loin de me faire plaisir! 17h arrive et nous nous retrouvons en piste : un bon groupe cela aide drolement d'autant plus que la piste est detrempee et qu'il pleut un crachin digne de la normandie ou de la bretagne.
27 juin 2012
Entrainement de course a pieds : 12x 400m
Enfin, la perspective de faire 12x400m etait assez loin de me faire plaisir! 17h arrive et nous nous retrouvons en piste : un bon groupe cela aide drolement d'autant plus que la piste est detrempee et qu'il pleut un crachin digne de la normandie ou de la bretagne.
21 juin 2012
Duchesneau ce héros malmené
Introduction
J'avoue être complètement estomaqué par le traitement politique et médiatique fait à M. Duschesneau, ancien directeur de l'unité anti-corruption et véritable héros des temps modernes.Je citerais, par exemple, deux articles :
- La presse : "Marois étonnée par les propos de Duchesneau"
- Le journal de Montréal : "Le gouvernement se défend"
Cela rappelle, dans un autre domaine, les affaires de dopage. Dans le milieu du cyclisme en particulier mais aussi, pourquoi pas, dans d'autres sports comme le Baseball, le Basketball, le Hockey, etc.
Le déni dans lequel s'enfoncent les intervenants est presque gênant. J'ai l'impression que les hommes politiques gagneraient, tout comme les athlètes, à avouer leur faute (passée!) et à travailler à mettre en place un système qui fonctionne vraiment pour tout le monde.
Analogie oblige, je vais faire référence à un film culte, un western spaghetti dont le nom est assez évocateur (référence en fin de billet).
Le gouvernement dans le rôle de la brute...
Malgré un support gouvernemental du bout des lèvres comme en témoigne presque la totalité des questions de l'avocat étaient au ras des pâquerettes "est-ce qu'il était spécifé dans votre contrat de travail que vous auriez des bureaux pour vous et votre équipe" , idem pour les ordinateurs (qui en a besoin en 2012?), des voitures pour se déplacer (mais prenez donc vos voitures personnelles pour aller interviewer de possibles criminels, etc.). Bref, le but de ces questions était de se protéger ... et c'est tout. Connaître la vérité : pourquoi faire !Bref, tout le monde a _beaucoup_ aidé M. Duchesneau et il n'a eu aucun problème administratif ni aucun obstacle. C'est lui qui avait du mal avec l'administratif. Le gouvernement est blanc comme neige.
Est-il si dur de comprendre que le corps de métier des fonctionnaire ne voit pas d'un très bon oeil une enquête sur sa moralité et sur son éthique ?
Non, c'est bien naturel et on comprend que l'esprit de corps soit présent chez les servants de l'état. Mais s'il vous plaît : soyez honnête. Aidez nous à nettoyer votre maison, notre maison...
Le parti québécois dans le rôle du truand...
Idem pour le Parti Québécois qui tenait pourtant l'occasion de soutenir une initiative qu'ils ont très vocalement porté pendant ... des années. Au contraire l'interrogatoire de l'avocat a tourné au lynchage médiatique. Comme dans un procès à charge, l'intégrité du témoin a été attaqué et son droit de continuer l'enquête aussi !
Pourquoi "la brute" et bien j'ai trouvé le réquisitoire de l'avocat du PQ brutal, violent et insultant. M. l'avocat, nous devrions traiter les M. Duchesneau de ce monde avec le plus grand respect et leur dérouler un tapis rouge.
Aidez le et vous en sortirez grandi. Attaquez le et vous risquez d'y laisser des plumes. Bref, cela ne sent vraiment pas bon : de deux choses l'une, soit le PQ a utilisé le système exposé par M. Duchesneau soit il ne l'a pas utilisé.
La nature des questions nous fait penser qu'il l'a utilisé et sans doute qu'il l'utilise encore. Pour se protéger, détruisons la crédibilité du témoin. Technique habituelle de puissants par rapport aux moins puissants, des donneurs d'ordre par rapport aux exécutants.
S'il vous plaît : si vous avez utilisé ou utilisez encore ce système. Dites le, confessez vous !
Tout le monde va y gagner : vous serez le premier parti à faire preuve de réelle transparence et vous serez en mesure de faire une différence pour la société du Québec. Avec les élections qui s'en viennent, c'est susceptible de faire une ÉNORME différence : enfin un parti honnête qui assume ses erreurs et propose des solutions !
Le parti libéral dans le rôle du silencieux
Assez peu de commentaire, plutôt un "profil bas" en attendant le fameux rapport et les arrestations/procès qui risquent d'en découler.Ceci étant dit, plusieurs scandales impliquent directement des hommes politiques et de grands financiers, il est difficile de penser, tout comme dans le sport professionnel, que ... personne ne se dope.
Alors là aussi, si vous avez été témoin d'enveloppes brunes, de montage financier douteux et d'entente entre fournisseurs : avouez donc. Même argument que pour le parti québécois : soyez les premiers à briser _vraiment_ l'omerta.
Le maire Labeaume dans le rôle ... du bon !
Alors là, chapeau ! "Le maire Labeaume appuie les propos de Duchesneau". C'est le contre-courant global . Sacré coup et sens médiatique. L'approche est un peu "douteuse" : M. Labeaume d'un côté affirme que le système existe bien ... ailleurs. Surtout pas à Québec.Pour revenir a mon analogie au sport professionnel, c'est comme dire que il y a du dopage dans les ligues mineures mais certainement pas dans la LNH. Chez nous c'est plus blanc que blanc...
Bref, M. le maire de Québec : Si vous êtes au courant du système, parlez en. Donnez des noms et collaborez. Si vous n'êtes pas au courant ... pourquoi en parler.
Conclusion
J'ai été très surpris par la virulence des attaques à l'égard de M. Duchesneau et par le déni dans lequel plusieurs acteurs se placent.
M. Duchesneau devrait recevoir une médaille pour avoir su faire passer l'intérêt général avant l'intérêt particulier des uns ou des autres. Malgré un manque de moyen, une opposition des fonctionnaires (liée à l'esprit de corps qui les anime), il a su mener à bien une cause perdue.
Il a pris sur lui de donner le rapport et journaliste.
Il a pris sur lui de continuer son enquête !
J'aimerai ne travailler et n'interagir qu'avec des personnes aussi motivées et engagées que M. Duchesneau. C'est une médaille qu'il devrait recevoir, pas des questions effrontées et raz les paquerettes d'avocats qui ne cherchent qu'a protéger leurs clients et absolument pas à connaître le fin mot de l'histoire à savoir quel est le montant des détournements d'argent [public] et dans quelle mesure cette drogue et ses dealers sont implantés dans notre système.
Encore une fois merci M. Duchesneau : les gens avec votre rectitude morale, votre motivation et votre engagement devraient nous inspirer et nous servir de modèle ... pas de punching ball !
Film de référence : Le bon, la brute et le truand (un des meilleurs western spaguetty de 1966 et du tandem Sergio Leonne/Enio Moriconne)
19 juin 2012
Entrainement de vitesse pour 5km et 10km
Aujourd'hui sous une chaleur d'enfer (28 degrés a 17h) premier entrainement de vitesse et de groupe.
Au menu, 6x(2x200/200 + 400/400).
Les 200m en environs 39s et avec une acceleration de 30m en fin de 200. Distance de recup = distance d'effort
Les 400m en...78s sans accélation. Dirtance de recup = distance d'effort
Le fichier est ici :
http://connect.garmin.com/activity/190806899
Au final, seulement 4 repetitions au lieu de 6 (ordres du coach :-). De bonnes sensations mais... très très chaud. Les mollets raides et sans trop de puissance.
Difficile de maintenir sa relaxation et même son équilibre lors des sprints. Disons que cela va prendre plus qu'uj entrainement pourme faire oublier le marathon et me transformer en coureur de 5km ou 10km...
07 avril 2011
Test Yasso pré-marathon
Bart Yasso, un entraineur et contributeur de Runner's World a mis au point un test qui sert de prédicteur de temps marathon pour de nombreux coureurs.
L'article original, en anglais, est disponible sur le site de Runner's World
En gros, il s'agit de courir 10 x 800m avec un temps de récupération égal au temps de course.
C'est une méthode testée depuis plus de 15 ans par Bart Yasso et par de nombreux coureurs depuis disons 2001. Pour moi c'est assez nouveau, je l'ai fait l'an dernier avec des temps autour de 3:15 (péniblement) ce qui a bien correspondu au temps marathon que j'ai fait.
Test du jour
Il est certain que, cette année, je n'ai jamais couru aussi vite et que je suis en pleine forme, surtout avec l'arrivée du printemps qui semble donner des ailes à tous les coureurs des Road Dogs de Sherbrooke. Groupe super intéressant, motivant et motivé dont les membres courent entre 4 et 7 fois par semaine (4 pour les triathlètes car on a une excuse !) et font entre je dirais 70km et 140km par semaine (pour les plus assidus).
Les jogs "relax" se font souvent seuls ou en sous-groupe à l'heure qui convient le mieux à l'horaire tandis que les entrainements difficiles (vitesse, endurance, longue-sortie) se dont en groupe souvent les mardi, jeudi et dimanche.
Ce jeudi donc, dernier gros effort avant les chanceux qui vont à Boston (je suis qualifié mais, malheureusement, je me suis pointé trop tard sur le site du Marathon pour cause de voyage en Californie et je n'ai pas pu m'inscrire). Ce jeudi correspond donc pas mal au pic de forme de tout le monde et ce 11 jours avant le Marathon de Boston.
Pas mal de vent alors j'ai indiqué quand vent dans le dos (+) ou vent de face (-).
Bref, voici mes temps de passage pour les 10 x 800m :
- 2:47 (vent +)
- 2:50 (vent -)
- 2:48 (vent +)
- 2:51 (vent -)
- 2:47 (vent +)
- 2:45 (vent -)
- 2:46 (vent +)
- 2:46 (vent -)
- 2:41 (vent +)
- 2:36 (vent +)
Mon "Yasso" le plus rapide du monde ;-)qui donne, en moyenne, 2:45.7 mais sans les deux derniers 2:47.5. Ceci semble indiquer un bon potentiel de faire en bas de 3h.
Mais bon, réponse à Ottawa le 29 mai !
29 mars 2011
Dominion Drill : une belle montée de 1 km !
L'entrainement proposé (merci Ivan S.) est le suivant : des répétitions de la montée (de 1km, 31m de dénivelé, pente entre 2.5% et deux sections à 6-7%. En partant du tout début de la rue Dominion, allez jusqu'à l'entrée de la deuxième maison à droite, après la dernière montée : cela donne 1km (même sans GPS ;-).
Les répétitions sont constituées d'une montée, récupération de 4 minutes (jog), d'une descente, récupération de 4 minutes. Comptez un 3km par couple "monté/descente" avec la récupération.
Dans la montée, allez vite mais pas trop pour tenir le nombre de répétitions. Soignez votre forme, genoux haut et relaxer les abdominaux (respirez quoi!).
Dans la descente, n'allongez pas les foulées, augmentez la fréquence des foulées, mains bien relax, abdominaux sollicités et "qui respirent" et essayez de ne pas faire de bruit en descendant. Dans les sections les plus pentues, c'est toujours difficile.
C'est un entrainement très musculaire qui va produire pas mal d'acide lactique. Vous devriez le sentir, surtout à partir des répétions 3 et +. La descente est rapide mais il faut faire attention de bien conserver sa forme : en cas de douleur ou de bruit trop important, diminuez votre allure pour ne pas vous blesser.
Entrainement du jour
Accompagné de Kadu, un collègue de travail fraîchement débarqué du Brésil, nous avons garé la voiture au dessus de la route qui longe le parc Jacques Cartier. J'ai filmé Kadu en train de faire des boules de neige (plus facile à montrer en vidéo qu'à expliquer, surtout quand on parle à des personnes qui n'ont jamais vu la neige!). J'ai aussi convaincu Kadu de mettre un pantalon plutôt qu'un shirt pour ne pas geler (même si, certains puristes pourraient affirmer ici qu'à 2°C on court en shirt !) et en route.
10 minutes/2km d'échauffement et c'est parti.
Mes laps :
3:59 (up - 1 )
3:24 (down - 1)
4:06 (up - 2)
3:21 (down - 2)
3:54 (up - 3)
3:27 (down - 3 )
3:47 (up - 4)
3:16 (down - 4 )
Pas sur d'avoir fait 1km au complet pour chaque série : je m'arrêtais par contre toujours au même endroit.
Grande amélioration par rapport à la semaine dernière : bon feeling du début à la presque fin (sauf la dernière montée à partir de la série 3). Capable de bien accélérer à la dernière répétition. Récupération active (10min/2km) bien supportable.
Si vous faites ce training, il peut, je pense, remplacer/compléter une session de musculation tout en courant. Au final, c'est 8km de travail de vitesse dans des conditions peu habituelles. Il est conseiller de faire cela "en douceur" : première semaine 3 répétition, deuxième 4, troisième 5 et de ne pas faire trop de vitesse avant/après cet entrainement.
Bon entrainement !
27 mars 2011
La crise fiscale qui vient de Brigitte Alepin
Introduction
Ce livre tire la sonnette l'alarme par rapport aux régime fiscal actuel qui menace l'esprit de la démocratie. Quoique centré sur le Canada, ce livre s'appuie sur de nombreux exemples du monde entier.
Les exemples sont pour la plupart tirés des pays développés cependant, les mêmes dérives fiscales s'appliquent de manière encore plus marquée dans les pays ou les lois, règlements et plus généralement la transparence sont moins forme que les pays développés.
Dans ce livre, la fiscalité (collection des impôts par les états) est expliquée en terme clairs et simples compréhensibles par le commun des mortels. Il est possible, en simplifiant à l'extrême, de considérer la fiscalité comme un des outils principaux que les états utilisent pour redistribuer les richesses au sein des sociétés qu'ils "gèrent".
Le second chapitre aborde la problématique de (dé)fiscalisation des entreprises. Au Canada, par exemple, on est passé de 29,9% en 2000 à 15% prévu pour 2012. L'Irlande est déjà à 12.5% (et est mise à l'index par l'Union Européenne à cause de cela) tandis que la moyenne de l'OCDE est de 27.6%. En pratique, seules les "petites sociétés locales" payent ces taux, les multinationales peuvent choisir les pays/provinces les plus attrayantes et délocaliser leur siège social en un tour de main en plus de pratiquer l'évasion fiscale (paradis fiscaux, zones franches, etc.) à un échelle jamais vue jusqu'à maintenant.
La problématique de qui taxer est également abordée : actionnaires, employés ou clients. Chacun avec ses avantages et inconvénients.
Les paradis fiscaux (chapitre III)
C'est amusant de voir que les paradis fiscaux sont documentés et étudiés depuis plusieurs années. Cependant, pas grand chose n'est fait pour les "fermer" c'est à dire ... les fiscaliser. Cependant, les récents sommets du G20 (2009 et plus récents) visaient tout particulièrement ces pays avec la mise en place de règles internationales sur la transparence fiscale. L'attitude change donc, surtout depuis la crise et les profits, que l'on pourrait qualifier d'amoraux des plus grands groupes mondiaux.
Les paradis fiscaux augmentent l'inégalité riche/pauvre puisque seuls les premiers en bénéficient au niveau individuel. Au niveau des entreprises, 83% des 1000 plus grosses compagnies américaines ont une/des filiales dans des paradis fiscaux tandis que l'évasion fiscale des Google, IBM, Microsoft, etc. leurs permettent d'aller chercher un taux record d'imposition de l'ordre de 2.4%. Des bras de fers sont engagés par les gouvernements pour récupérer les sommes qui, d'après eux, leurs sont dues. Rien n'est gagné cependant.
La crise qui a particulièrement secoué les banques démontre que les institutions financières, censées gérer en bon père de famille les finances des contribuables sont toutes impliquées dans des montages financiers bidons et ce dans plusieurs paradis fiscaux du monde entier. Les règles de transparence de ces filiales étant ... nulles, les bilans affichés par ces sociétés sont donc des plus discutables. Ainsi, la bulle du crédit US ainsi que les différents ponzi (dont le plus gros semble être l'affaire Madoff) impliquent tous des transferts d'argent à hauteur de milliers de milliards de dollars dans des filiales offshore de ces respectables institutions : soit pour camoufler des pertes soit pour ne pas faire de bénéfices (et donc pour ne pas payer d'impôts).
Chapitre IV : Mondialisation et Internet
Les règles d'imposition datent d'un autre âge ou les producteurs de bien matériels se devaient d'avoir pignon sur rue dans les pays dans lesquels ils souhaitaient vendre. La venue d'Internet, de la mondialisation et l'abaissement des frais de transport a fait en sorte que ceci n'est plus vrai.
Ce chapitre s'appuie plus particulièrement sur les échanges entre les USA et le Canada, en particulier par les entreprises Internet comme eBay et Amazon. eBay a ainsi vendu pour 1Milliard de $ (CAD) au Canada pour un grand total de ... 7 employés (données pour 2007-2008). Plusieurs procès de eBay vs le gouvernement du Canada sont en cours pour que le Canada puisse percevoir les taxes ... auxquelles il a droit.
Bref, les règles doivent changer mais pendant ce temps, tous les acteurs d'Internet profitent beaucoup de ce vide et payent un minimum de taxe dans tous les pays (y compris leur pays d'origine, via des paradis fiscaux!).
Fondations de charité
C'est le chapitre qui m'a le plus surpris. Ce volet de la fiscalité m'avait complètement échappé. Pourtant, il y a des chiffres qui donnent le vertige ! Au Canada, les 10 plus grandes fondations sont capitalisées à hauteur de 10 Milliard de $. En 2007-2008, les fondations publiques et privées géraient pour 34 milliards de $. Pourtant, leur dons n'ont pas grand chose à voir avec leur moyens ! La seule règle (au Canada) est de verser 3.5% de leurs actifs et ce annuellement.
Une complète opacité est alors en place : aucune donnée n'a besoin d'être rendue publique, aucun compte n'a a être rendu à qui que se soit, les administrateurs (souvent des hommes et femmes d'affaire qui gèrent déjà ... leur propre société) n'ont que très peu de temps à consacrer à leur fondation, les projets sont sélectionnés sans aucun appel d'offre et sans aucune analyse de leur pertinence/succès et échec (le plus souvent, c'est le réseau de contact qui est important, pas le ou les projets).
Enfin, avoir de telles sommes d'argent au main d'entité qui ne sont pas tenues d'agir pour l'intérêt public et qui ne sont pas élues par le public. Cet état de fait est encouragé par le gouvernement qui favorise les dons de charités via un régime fiscal intéressant. L'argent ainsi géré par les fondations l'est alors sans aucun droit de regard par son créateur c'est à dire l'état.
Dans la plupart des cas, les projets des fondations sont réalisés en partenariat avec des états qui financent (quelque part avec leur propre argent puisqu'une bonne partie des avoirs des fondations vient des impôts ... non perçus par l'état!) le plus souvent à hauteur de 50%. Cependant, quoique l'état finance à 50% + 30-40% (les impôts non perçus), les projets sont le plus souvent gérés par les fondations dont les dirigeant ne sont pas élus, qui procèdent sans appel d'offre et sans réelle mesure de performance.
Pis encore, bien souvent, les fondations sont actives dans d'autres pays (pas forcément plus pauvres ou moins bien nantis que le pays qui héberge la fondation!). Dans ce cas, le bilan financier est encore plus lourd pour l'état et donc le contribuable puisque l'argent, financé par l'état, quitte le pays et ne profite que très peu au contribuable.
Le périlleux virage fiscal vert au Canada
Très intéressante section, relativement apolitique mais très bien documentée. Ce chapitre est un peu plus centré sur le Canada et moins "généralisable" que les autres. Il couvre les différents aspects reliés aux engagements de Kyoto ainsi que sur les conséquences, positives ou non, de la mise en place d'une fiscalité verte au Canada (bourse carbone, taxe sur les émissions, etc.).
En analysant les succès de la mise en place d'une fiscalité verte (principalement en Europe), l'auteure démontre qu'il est nécessaire d'avancer en prenant en compte la réalité financière et "verte" de chaque pays. Le cas du Canada est difficile compte-tenu
- des grandes différences de production de CO2 par province et donc de l'altération de la distribution de la richesse que créerait une telle mesure
- de la répartition provincial/fédérale des responsabilités écologiques
- de l'attitude et du principal partenaire du Canada, les USA, par rapport à une politique fiscale verte
- des enjeux constitutionnels
- le manque de conscience écologique des électeurs Canadien
Dit autrement, le Canada doit il "s'appauvrir" et payer cette taxe écologique et ce alors que le PIB par habitant en parité du pouvoir d'achat du Canada/habitant est de 38183 $US (13ème mondial) tandis que le PIB du principal consommateur de ces ressources, les USA est de 46859$US (6ème au monde) ?
Conclusion
Un excellent livre sérieux et documenté qui, sans simplifier à outrance, expose, parfois de manière très magistrale les tenants et les aboutissants de la fiscalité moderne qui est, par de nombreux aspects, mal adaptée par rapport aux réalités du monde actuel (mondialisation, multi-nationales, fondations de charité, écologie) en posant des questions peu évidentes (qui doit payer pour quoi) le tout illustré d'exemples, souvent spécifiques à la réalité Canadienne et Américaine mais aussi en considérant une vision d'ensemble plus vase (Union Européenne, OCDE, Inde, Chine, etc.).
Les révolutions sont, pour la plupart, le fruit d'une fiscalité mal adaptée. On peut ainsi penser à la révolution américaine (Tea Party), Française et, plus proche de nous, aux révolutions qui agitent les pays arabes (dont l'élément déclencheur a été l'immolation d'un entrepreneur qui n'arrivait pas à créer son commerce, une boulangerie car les règles en vigueurs et le "taxage" bureaucratique ont rendu cette expérience insupportable pour lui).
La fiscalité des pays développés est d'une complexité incroyable, le fruit d'une évolution de plusieurs centaine d'années. Les gouvernements sont, pour la plupart, incapables d'évaluer la pertinence et la performance d'une loi fiscale donnée (en particulier : percevoir l'impôt coûte t'il moins cher que ... ce qu'il rapporte). L'immense majorité des citoyens (75% à 90%) se retrouvent seuls à assumer les pertes d'organisations qui sont seules capables de bénéficier et d'abuser de ces régimes fiscaux créés presque exclusivement pour leur seul bien. Le révolte gronde et les citoyens se sentent de moins en moins dans un état démocratique : rien n'étant fait (ou très peu) pour corriger le tir d'une élite financière qui ne pense qu'a son bien être.
Le jour ou les citoyens d'un état refusent/ne peuvent plus payer l'impôt correspond au début d'une crise fiscale (Grêce, Portugal, Irlande, probablement les USA si la tendance se maintient, etc.) et cela peut donner une révolution.
La dernière phrase du livre est la suivante : "La balle est maintenant dans le camp des politiques. C'est à eux de décider s'ils prennent leur responsabilités pour imposer des solutions ou s'ils préfèrent démissionner devant les puissances de l'argent".
Je pense que cela va définir notre futur : contrôler par des multi-nationales, un peu comme dans les univers cyberpunk de William Gibson et Orson Welles ou alors proche de la démocratie que nous connaissons aujourd'hui...
Liens :
11 janvier 2010
Courir l'hiver, c'est possible !
Reprise de la course à pieds avec le club le coureur de Sherbrooke et surtout après des vacances dans les caraïbes (trois semaines à 28-36°C). Ils annonçaient froid mais il fait plutôt "frête" comme on dit au Québec : -20°C. Pas trop de vent mais disons ... pas de soleil non plus sauf au début.
Alors bon, c'est bien de se retrouver en groupe (une bonne vingtaine) à 8h30 le dimanche matin, on se sent fou mais fou entouré et heureux, pas fou solitaire et malheureux ;-) Enfin bref, on attend pas trop les retardataires (désolé Fitz) mais on démarre tout doucement pour leur permettre d'arriver et aussi pour que tout la gang soit ensemble. Au programme, tour de la rivière, après je ne sais pas trop mais c'est deux heures au programme concocté par le docteur magique alors ... soyons fous.
Le tour de la rivière est tout de même plein de neige qui même si elle est damée et plus ou moins aplanie présente de nombreux trous, bosses et parfois plaques de verglas (enfin, surtout sur la route) ce qui réclame une attention de tous les instants, même en suivant quelqu'un. Fitz et Jérome (en retard) nous dépassent comme des flêches (mais bon, ils on quitté le congélateur après 1h alors ...) pendant que nous prenons notre rythme de croisière à environs 5'' au km.
On retrouve Fitz et Jérome de l'autre coté de la passerelle car ils ont fait un détour par le barrage, et la tout s'emballe : testosterone sans doute ;-) En tout cas, cela accélère pas mal et finalement, le groupe éclate proprement. De retour au parc Jacques Cartier, je me retrouve avec Yvan S., Vincent et Alex et sur les conseils machiavéliques de Y.S. nous allons en direction de Lennoxville. Alex a un objectif de 31km pour cette sortie afin de faire ... 100 km dans la semaine. Heureusement pour moi, il a déjà fait 45 minutes de course ;-)
Cela à l'air un peu magique pour moi qui ne fait "que" trois sorties/semaines et donc un maximum de 50km en une semaine (mais bon triathlon triathlon comme on dit : il faut faire un peu de tout sinon on roule pas fort ou alors on coule !).
Pause santé au Maxi coin Belevédère et Galt et la problème pour moi, mes gants commencent à geler enfin, les mains qui sont à l'intérieur. Pourtant de bons gans de ski de fond mais bon, je ne sais pas trop pourquoi, je suis obligé de courir avec les mains "en boule" à l'intérieur (comme dans une moufle quoi!) sans quoi je suis gelé. Une fois les doigts gelés, les gants ... gèlent vraiment (enfin, les doigts vides). Pas super comme sensation mais on roule quand même jusqu'à Lennoxville.
Au retour, on passe entre la voie de chemin de fer et la rivière et là c'est complètement magique : magnifique sentier, bien dénégé/aplani et surtout des arbres chargés de neige qui offrent un paysage de toute beauté, vraiment à couper le souffle ! J'ai toujours froids aux mains/bras et cela m'incite à avancer disons ... plus vite ;-) Bonne motivation en somme.
Retour au Marché de la Gare et en route pour le stationnement avec quelques accélérations en passant.
Au final, je suis pas mal content, tout s'est bien passé et j'avais encore du jus sur la fin donc disons que l'endurance de base semble bien là. Froid aux mains et je suis allé acheté de nouveaux gants l'après-midi même.
Je vais détailler mon habillement : c'est le genre d'info que j'ai eu du mal à trouver sur Internet alors après un peu d'essai/erreur, le voici !
Pas de coton ou de trucs qui se mouillent : après une heure, ils seront mouillés, puis ... gelés.
Température : -20°C, temps sec et pas de vent :
- passe montagne en polaire
- cache cou technique (laine ou polaire OK!). C'est un espèce de tuyau que l'on met autour du cou. Exemple pour moi : marque "Sugoi"
- un collant technique + sous-vêtements technique
- chaussettes en laine (spécial ski de fond mais bon, peu importe). J'ai déjà couru avec des chaussettes techniques aussi, pas de problème. Les pieds ont chaud !
- gants de ski de fond. Note : j'aurai du mettre des sous-gants. Les moufles ou gants à trois doigts sont beaucoup plus chauds que les gants avec doigts individuels. Si vous êtes frileux/euse, passez aux moufles sans hésiter !
Pour le milieu, technique du multi-couche :
- un maillot de corps technique (sans manche, type Marcel, yeah!)
- un T-Shirt technique manque longue
- un truc spécial temps froid à manche longue de type Therma-D-Luxe de Descente (exemple:escente-Mens-Running-Thermal-D-Lux
- une veste coupe vent sans manches doublée (si vous êtes plus frileux, prenez donc une veste avec manches)
Quelques règles/trucs :
- si vous avez chaud dans les cinq premières minutes ... vous êtes trop couverts et vous allez le regretter si vous ne pouvez pas enlever une couche. Donc ... du multicouche
- Si vous avez froid après 10-15 minutes : vous n'en avez pas mis assez. C'est en général peu agréable : accélérez et faites un entrainement court (sans vous bruler les poumons !) ou alors allez vous rajouter une couche.
- Évitez les coins trop sauvages : à 30 minutes de toute civilisation, si il vous arrive qqchose (entorse ou autre) alors retrouver la civilisation va être compliqué. Préférez des courses avec des habitations à proximité ... au cas où !
- Prenez à manger et une mini-gourde dans vos poches ... sinon vous allez avoir de la glace

