23 octobre 2012

Ubuntu 12.10 : Unity, performance, réseaux sociaux et plaisir !

 Quetzal


Bon ça y est, j'ai profité de vendredi soir pour passer officiellement à Ubuntu 12.10 "Quantal Quetzal" que je vais appeler Quantal par la suite.

Alors au delà de ce bel oiseau d’Amérique centrale que peut on dire de la nouvelle mouture de Ubuntu ?

Naturellement, pour une documentation plus exhaustive de la version, allez à la source, voir le projet de documentation de Ubuntu francophone.

Il s'agit ici d'une revue toute subjective ainsi que de notes de mises à jour qui pourraient être utiles à d'autres.




Réinstallation ou mise à jour ?


Après plusieurs (2) mises à jour successives sans trop de problèmes, j'ai opté pour une ré-installation. J'ai un ultrabook Asus UX31 (très bonne documentation en Anglais sur Ubuntu et le UX31) et il est maintenant très bien supporté sous Ubuntu après quelques versions ou un peu d'huile de coude (et de clavier!) était nécessaire pour son bon fonctionnement.

Attention : pour pouvoir faire une ré-installation, il faut avoir une partition séparée pour ses documents personnels. Mon schéma de partitionnement est le suivant :
  • /boot : Ext4, 500Mo. Pour pouvoir avoir plusieurs version de Linux
  • /home : btrfs, 55Go
  • / : btrfs, 10 Go (pour pouvoir installer tout plein de trucs)
  • pas de swap (je me dis que 4Go de RAM ... c'est assez !)

 J'ai donc opté pour la réinstallation : j'étais curieux de voir quelle expérience un premier utilisateur de Ubuntu aurait avec cette version.

-> Réinstallation

 Il suffit de suivre la procédure sur ubuntu.com/download en fonction de votre système d'exploitation de base puis de suivre les instructions. Dans mon cas :
  • Sélection de la langue : FR
  • Sélection du clavier : français(Canada)
  • Activation du réseau sans fil pour avoir les mises à jour
  • Quelles partitions formater (dans mon cas : / et /boot)
Environs 22 minutes plus tard, c'est le temps de redémarrer.

Redémarrage et unity

Dans mon cas, et pour des raisons inconnues, le gain de performance au démarrage est sensible : quelques secondes pour démarrer après le sélecteur de système d'exploitation (grub).

Il est certain que l'interface "Unity" ne fait pas l'unanimité parmi les aficionados du poste de travail. Pourtant, je doit dire que je suis de plus en plus convaincu/accro spécialement depuis les deux dernières versions ou des problèmes d'utilisabilité importants ont été réglés (surtout si vous utilisez deux écrans l'un au dessus de l'autre!).

C'est ainsi à mon avis, une des meilleure interface sur le poste de travail : elle dégage l'espace au maximum et ne se met pas en travers du chemin. Pour l'exploiter pleinement, j'ai quand même besoin de faire quelques ajustements que je vais partager avec vous.

Ajustements

Un système parfait étant rare, voici quelques un des ajustements effectués.

J'ai découvert il y a quelques temps ubuntu-tweak et j'avoue que c'est un outil que j'apprécie de plus en plus au fur et à mesure de son évolution. Il simplifie encore la tâche et est un espèce de "centre de personnalisation" qui vous permet à la fois d'entretenir votre ordinateur mais aussi de le personnaliser comme bon vous semble. Activation des sources additionnelles, installation des Codecs pour le multimedia, petit tableau de bord de votre ordinateur (voir photos) avec les tâches les plus usuelles, etc.

Configurations personnelles

Une fois ceci fait il vous reste à entrer vos informations personnelles. Allez dans "Comptes en ligne" dans le menu Unity. Vous pouvez ajouter vos comptes "sociaux" soit : Facebook, Flickr, Google, Twitter, AIM, etc.

On atteint ici la convivialité d'une installation de téléphone intelligent/tablette : pas besoin de grand chose pour vous sentir ... connecté et ainsi habiter cette coquille encore vide qui est votre ordinateur fraîchement installé.

Logiciels supplémentaires installés

Bien sur, après l'installation de base, voici les quelques logiciels essentiels à installer.

  • LibreOffice (3.6.2.2) : Suite bureautique très rapide, conviviale et à l'interface de plus en plus simple et fonctionnelle.
  • Synapse : Un "lanceur sémantique" accessible avec "Ctrl + Espace" qui permet de rechercher la prochaine action que vous voulez faire parmis (Actions, Applications, Sons, Images, Vidéos, Documents, Sites Internet ou ... tout).
  • Skype : Oui, ce n'est pas un logiciel libre mais il vous permettra de garder le contact avec ceux qui l'utilisent. En passant, il est ironique d'utiliser un logiciel de Microsoft sous Linux. Gageons que c'est le premier d'une longue série ;-)
  • Gimp : pour le traitement d'images (à la "Photoshop")
  • Scribus : pour le traitement d'images vectorielles (à la "Illustrator")

La logithèque Ubuntu


À ce stade, je vous encourage beaucoup à explorer la "logithèque Ubuntu" : elle est vraiment beaucoup plus conviviale qu'auparavant et intègre maintenant les évaluation des utilisateurs. C'est un "app-store" d'une ergonomie, à mon avis, équivalente ou supérieure à celles des téléphones intelligents/tablettes de ce monde.


Si vous vous créez un compte "Ubuntu Software Center", vous aurez même droit à des recommandations adaptez aux logiciels que vous avez déjà installés. De quoi enrichir votre expérience d'utilisateur Ubuntu.

Dans la logithèque, il n'y a pas que des logiciels libres et pas que des logiciels gratuits. Bref, cela ressemble à s'y méprendre à l'AppStore de Apple ou à Google Play de Android. Cela pourra bien sur faire rugir les puristes mais je pense que c'est une bonne chose en particulier, par exemple, pour les jeux ou même, pourquoi pas, l'accès en streaming à des films ou même à des fournisseurs de contenu [payant]. Il est nécessaire d'offrir la même facilité d'utilisation d'un smartphone ou ... de disparaître au cimetière des bonnes idées.

Même si le catalogue n'est pas aussi étoffé que ceux des téléphones intelligents, il y a quand même plus de 43 000 applications. La plupart de ces applications sont bien plus matures et fonctionnelles que celles des store. Alors ... pas mal sur que vous allez trouver votre bonheur.

Conclusion

Je pense que c'est une excellente version de Ubuntu qui a beaucoup gagné en maturité aussi bien au niveau du processus d'installation que de l'expérience utilisateur dans son ensemble.

L'intégration avec les réseaux sociaux est très simple, facile et conviviale et cela rend la frontière entre téléphone intelligent/ordinateur assez floue puisque l'ubiquité rejoint notre ordinateur et on peut interagir, avec des applications "lourdes" avec nos données dans les nuages.

La logithèque explicite mon expérience de Linux depuis plusieurs années au commun des mortels : elle présente sous une forme ergonomique et facile à utiliser ce qui faisait la grande force de Linux (i.e. : pouvoir installer des milliers d'applications à travers Internet sans se soucier du media, des drivers, etc.). Gageons que les logiciels payants et non libres ne feront pas l'unanimité.

Pour finir, je pense que cette distribution remet en question le passage nécessaires aux plate-formes mobiles pour pouvoir bénéficier d'une expérience utilisateur de premier plan lorsque l'on est "accroc" aux réseaux sociaux.

Pour poursuivre dans cette voie, ma proposition serait d'intégrer un espèce d'émulateur Android (ou même une "VM") qui pourrait alors déployer aussi toutes les applications sur Ubuntu et ainsi offrir les deux mondes au sein d'un même appareil. Du point de vue de l'utilisateur, cela ferait de Ubuntu une plate-forme de choix pour accompagner le passage qui semble inéluctable de l'ère du PC à l'ère mobile.

2 commentaires :

Lina Sylvain, coach pédagogique a dit...

Je partage ton opinion sur la qualité de la logithèque de Ubuntu. Simple à utiliser, agréable visuellement et volumineuse. Il est agréable de constater que les applications payantes et non payantes se volent la vedette, en quelque sorte. Le nombre de téléchargement en valide sa popularité. N'est-ce pas une forme de sélection naturelle, oups de sélection numérique?!

Benoit des Ligneris a dit...

En effet, la logithèque est intéressante puisqu'elle met à égalité les logiciels libres et privatifs. En un sens, cela permet à ces deux mondes (habituellement opposés) de se rencontrer.

La compétition est donc plus grande pour l'utilisateur qui peut faire des choix basés sur le mérite au cas par cas, application par application au lieu de devoir choisir "à priori".

Comme les "AppStore", la question d'avoir une entité centrale qui contrôle le dépôt est ce qui gène, en général, la communauté. Dans le cas d'Ubuntu, pas de problème puisque ajouter une PPA ou un dépot logiciel est possible pour tout le monde.